A Rezé, nous avons vu des slogans inscrits sur certains véhicules des pompiers. Pour comprendre ce qui est ainsi dénoncé, Nadine et William sont allés à leur rencontre. Voici ce que nous avons retenu de leurs discussions.
A Rezé, les soldats du feu que nous avons rencontrés nous ont expliqué que leurs conditions de travail se dégradent. Nombreuses sont leurs heures de travail non rémunérées : ils ne sont payés que 17h lors de leurs gardes de 24h. Transférer un malade d’un hôpital à un autre, relever une personne âgée dans un EHPAD, intervenir suite à un appel de sécurité chez un particulier, arrêter une fuite d’eau, gérer un abus d’alcool, débloquer un ascenseur(…) : les aides à la personne représentent 80% de leurs temps de travail et on leur en demande toujours plus.
Fatigue, crise de vocations, perte de sens : un ras-le-bol général menace les pompiers. Ils ne se sentent pas écoutés. Ils s’épuisent en compensant sans répit la dégradation des services publics. Leur épuisement engendre de nombreux arrêts de travail. Ils ont le sentiment que des décisions sont prises et appliquées sans prendre en compte les retours du terrain. Soixante-quatre recrutements ont été promis sur cinq ans, mais cela ne suffira pas pour répondre sereinement à la hausse des demandes d’interventions.
Pour rendre justice aux pompiers, au delà de nos divergences partisanes, nous avons le devoir de les écouter. Luttons pour que cesse la casse des services publics, pour que celles et ceux qui s’engagent au service de toutes et de tous disposent des moyens nécessaire à l’accomplissement de leurs missions.