Les routes favorisent nos déplacements. Grace à elles nous rendons visite à nos familles, nos amis, nous allons sur nos lieux de travail ou de loisirs. Les routes nous relient.
Durant des décennies nous avons favorisé uniquement les voitures. Les villes ont été organisée non pas pour y vivre mais pour aller le plus rapidement d’un lieu à un autre. Ainsi, nous avons abandonné les rues. Ce ne sont plus des lieux de vie. Ce sont parfois des lieux de danger. Nous avons parfois peur de sortir de chez nous. Alors, souvent, quand nous sortons de nos logement, nous montons dans nos voitures pour rejoindre d’autres lieux entourés de murs, tous et toutes isolées des autres.
Ce constat n’est plus aussi vrai qu’auparavant, les villes se modernisent en diminuant la place des voitures individuelles, favorisant les transports collectifs ou les véhicules non motorisés. Ça ne suffit pas. En effet, si des axes magistraux cyclistes fleurissent sur la métropole, nous habitons souvent au bord de voies dangereuses car optimisées pour les voitures, pas pour les personnes et, la philosophie reste globalement la même, se déplacer le plus rapidement possible, oublier de ralentir, oublier de vivre.
Une autre ville est possible. Les routes peuvent redevenir des rues, des lieux de vie, de ballades, de rencontres amicales.
Nous avons le devoir de donner à toutes les personnes les moyens de sortir sans crainte. Nous pourrions commencer en multipliant les bancs publics ainsi que les lieux ouverts d’activité et de convivialité. Chaque personne doit être certaine que partout, en ville, elle trouvera un banc, un lieu où s’asseoir, reposer ses jambes, reprendre son souffle ou rencontrer d’autres rezéens ou rezéennes, sereinement.