La croissance, c’est la crise !

Quand les ressources ne sont pas inépuisables, chômage subit, inégalités, services publics privés de moyens, logements trop chers, égoïsmes, solitudes, violences sont des conséquences incontournables d’un système économique basé sur la croissance du PIB.


Nos dirigeant·e·s sont dévoué·e·s à la croissance et consacrent toutes nos ressources au fantasme d’une croissance infinie du produit intérieur brut, le P.I.B. La croissance du P.I.B. ne mesure pas les richesses produites mais le coût financier réel ou estimé de nos activités, quelles que soient nos activités. Produire toujours plus de choses, même inutiles ou néfastes, voilà à quoi se résume toute politique basée sur la croissance.


Chômage subit, inégalités, services publics privés de moyens, logements trop chers, égoïsmes, solitudes, violences… On nous dit que ce n’est qu’une crise, qu’il nous faut faire des efforts mais, il y a une autre explication.

Jeter et fabriquer augmente le P.I.B. alors, nous produisons des biens fragiles qu’on ne répare plus. Plus vite un bien est démodé, plus vite il faut en fabriquer un autre, plus vite le P.I.B. augmente alors, les publicités présentent les dernières nouveautés comme indispensables.

Moins il y a d’entraides entre les humains, plus un·e citoyen·e est dépendant·e du système, plus les consommations personnelles augmentent : égoïsmes et solitudes sont bons pour le PIB alors, structurellement, les liens entre les citoyen·ne·s diminuent.


Comme une société privée doit rémunérer ses actionnaires, quand on privatise un service public, le P.I.B. est augmenté des bénéfices que la société privée doit dégager, alors, toute politique de croissance doit réduire les services publics.

Dans une économie d’offre et de demande, ce qui est abondant est gratuit, donc mauvais pour la croissance du PIB : la volonté de croissance favorise la rareté, prive une part grandissante de la population de biens essentiels, tous les biens et services auparavant gratuits deviennent payants.


Bref, la croissance est cette crise qui nous détruit.

Adapter la ville, respecter les arbres

Il est temps d’oublier les slogans et d’embellir Rezé de milliers d’arbres supplémentaires, partout où ceci est possible. Il est temps de ne pas se contenter de chercher à compenser mais d’agir volontairement pour limiter les dérèglements climatiques et leurs conséquences.

En 2020, la liste Bien Vivre à Rezé affichait l’objectif que, partout à Rezé, dans toutes les directions où se porte le regard, il y ait toujours un arbre en vue.

Pour sa part, la liste du précédent maire de Rezé, Gérard Allard, planifiait de planter 10.000 arbres.

Dès le premier tour, les rezéen-ne-s qui ont voté n’ont pas choisi ces listes mais ont placé en ballotage très favorable la liste Rezé Citoyenne. Alliée à Rezé à Gauche Toute, elle a confirmé sa victoire lors du deuxième tour des élections municipales.

Loin des ambitions des listes vaincues, un article mis-à-jour le 22 février 2021 sur le site internet de la ville de Rezé, sous le titre « 1 arbre abattu = 1 arbre planté » après avoir expliqué que les abattages n’étaient planifiés que lorsque ceci était nécessaires, indiquait que « En 2021, 42 arbres seront abattus et 53 replantés en compensation directe de ces interventions. »

Un article scientifique, publié le 15 janvier 2014 dans la revue « Nature », émettait l’hypothèse que les vieux arbres captaient infiniment plus de carbone que les plus jeunes, car leur croissance rapide ne suffisait pas à compenser leur plus petite taille. Ainsi, planter un arbre quand on abat un arbre ne compense pas mais aggrave les bouleversements climatiques.

Il est temps d’oublier les slogans et d’embellir Rezé de milliers d’arbres supplémentaires, partout où ceci est possible. Il est temps de ne pas se contenter de chercher à compenser mais d’agir volontairement pour limiter les dérèglements climatiques et leurs conséquences.

Par exemple, pour le château de Rezé, écoutons la volonté des habitantes et habitants de ne pas construire de nouveaux immeubles place Odette Robert mais d’embellir et rafraichir la ville en y aménageant un espace vert arboré, un espace pacifié et convivial.

Adieu promesse, bonjour l’inflation des impôts

Il est souhaitable de modérer les projets municipaux pour ne pas pénaliser les ménages, d’avoir le courage de choisir la sobriété plutôt que l’augmentation des taxes qui pèsent sur le bien vivre de nos concitoyens et concitoyennes.

En 2022, le budget voté par la majorité affichait une hausse d’un point du taux de la taxe foncière assortie d’une promesse que cela serait la seule augmentation du mandat. Pourtant, en 2023, la majorité votait une hausse de deux points de ce taux. Cette année, en votant le budget 2024, c’est une  augmentation de quatre points du taux de la taxe foncière que la majorité a voté.

Que vaut une promesse pour cette majorité? Pourquoi la croire et lui faire confiance sur les autres dossiers ?

La majorité élabore un budget à partir de ses souhaits, de son confort et de ces dogmes puis, elle envoie la facture aux rezéens et rezéennes. Ces augmentations successives augmentent les inégalités en fragilisant les personnes dont les revenus sont les moins élevés et souhaitant rester dans le logement dont elles sont propriétaires.

Dans votre foyer, comment faites-vous ? Vous avez des rêves mais vous faites des choix et gérez avec vos capacités financières, vous n’avez personne à taxer.

Ne serait-il pas logique que la majorité adapte les projets, les investissements, aux recettes municipales en respectant sa promesse de ne pas augmenter les taxes ?

Le coût de certains investissements sont parfois démesurés au regard de nos besoins.

Le seul argument de la majorité est de dire « Avoir des services publics de qualité », tout le monde est d’accord avec cet objectif, mais il faudrait définir ce qu’est un service de qualité, disposer d’indicateurs et les évaluer. Pour l’instant c’est un écran de fumée, un argument sans fondement qui relève de l’incantation.

Il est souhaitable de modérer les projets municipaux pour ne pas pénaliser les ménages, d’avoir le courage de choisir la sobriété plutôt que l’augmentation des taxes qui pèsent sur le bien vivre de nos concitoyens et concitoyennes.

Conseil municipal de Rezé – Pourquoi les écologistes n’ont-ils pas voté le budget?

A l’occasion du tour de Rezé 2024, dimanche dernier, j’ai pris en pleine face le demi-siècle qui s’est écoulé. En réalisant à quel point le stade de la Trocardière n’est plus du tout celui que j’avais connu, j’ai réalisé que nous étions au XXIeme siècle, que la ville de mon enfance a fondamentalement évoluée. Elle s’est incroyablement densifiée et modernisée. Rezé est une ville de son temps, moderne et fonctionnelle, où de nombreux services permettent à toutes et à tous de bien vivre.

Il en découle que, malgré une gestion plus saine que dans beaucoup d’autres villes, le seul fait d’entretenir l’existant, de le faire évoluer pour qu’il ne dépérisse pas, à un coût non négligeable. Du fait de la raréfaction des matières premières et des sources d’énergies non renouvelables, ce coût est chaque année de plus en plus insoutenable. Ainsi, vous avez du faire face à des choix cornéliens et faire preuve de beaucoup d’imagination pour ne pas dégrader la situation financière de la ville tout en investissant pour améliorer l’efficacité énergétique des infrastructures existantes.

Dans un monde aux ressources infinies, où l’on pourrait sereinement envisager de continuer comme avant, en se contentant d’augmenter doucement nos comportements vertueux, dans un monde où le développement durable et la transition énergétique ne seraient pas des escroqueries, nous aurions été ravi·e·s de voter ce budget.

Mais, ce monde rêvé auquel beaucoup se raccrochent n’est plus. Il faut en tenir compte et amorcer un changement profond. Il est chaque année plus urgent de repenser massivement nos activités partagées pour favoriser celles demandant le moins d’infrastructures coûteuses à entretenir et faciliter l’émergence des activités citoyennes autogérées et vertueuses.

Le budget est chaque année l’occasion de vérifier si nous avons ou non pris la mesure de l’ordre de grandeur des défis politiques, environnementaux et sociaux que nous devrions relever. Malgré tous vos efforts, le budget qui est ici proposé nécessite un recours à l’emprunt et une augmentation des prélèvements. Ce faisant il prolonge artificiellement le dogme de croissance infinie du PIB.

Nous défendons qu’il faut préférer à ce dogme celui de l’équilibre entre ressources renouvelables et consommations. Nous défendons qu’il faut, projet par projet, accorder nos ambitions à nos moyens.

Ainsi, en parfaite cohérence avec les valeurs défendues par Bien Vivre à Rezé, « Protéger les personnes, respecter la vie, partager le pouvoir » nous ne pouvons pas voter ce budget.

Intervention lors du débat d’orientation budgétaire

Conseil municipal – Intervention de Bien Vivre à Rezé lors du débat d’orientation budgétaire

Conseil municipal du 2 février 2023, intervention de Bien vivre à Rezé lors du débat d’orientation budgétaire :

C’est la raison de notre engagement en politique alors, nous avons le devoir de rappeler la nécessité de réagir bien plus radicalement face à la 6ième extinction massive des espèces, fasse au dérèglement climatique, face à la monté des inégalités, face aux replis identitaires bref, face aux conséquences des politiques basées sur une croissance infinie dans un monde fini.

Ainsi, il faut oser tout changer, nous réinventer, oublier la croissance verte, l’attractivité, le développement durable. Il nous faut oser innover, inventer un budget en décroissance, une lutte radicale contre toutes les pauvretés, toutes les misères, rechercher l’équilibre plus que le développement.

Pourquoi ne pas ré-inventer Rezé avec l’aide de l’ensemble de ses habitantes et habitants, aider celles et ceux qui, comme à Pont Rousseau, par une structure autogérée, redonnent vie à leur quartier, ne plus séparer des habitantes de leur centre social et culturel par une route à quatre voies, ne plus valider aucune opération immobilière prévoyant de détruire plus de logement abordables qu’elle n’en construit, refuser d’artificiellement arrêter un marché source de précieux liens sociaux, sécuriser radicalement les déplacement piétons et cyclistes de toutes et de tous, augmenter volontairement la proportion de repas équilibré à faible impact environnemental,…

Face aux plus grand défis jamais affrontés par l’humanité ne devons-nous pas réagir en œuvrant pour un ralentissement rapide de nos activités, en optimisant et ré-employant plutôt qu’en détruisant et reconstruisant?

Oui, ce n’était pas là votre programme mais, pourquoi ne pas tirer les conséquences des alertes des scientifiques qui nous expliquent que ce qu’ils mesurent dépasse les scénarios les plus pessimistes du fameux rapport sur les limites de la croissance?

Pourquoi continuer comme si tout allait bien, comme si tout allait s’arranger sans un changement radical et collectif?

Pourquoi ne pas oser tout arrêter pour réfléchir collectivement, avec l’ensemble des rezéennes et rezéens?

Il faudra bien qu’un jour, au lieu de subir des crises de plus en plus fréquentes et aux conséquences de plus en plus dramatiques, une commune fasse le premier pas. Nous rêvons que ce soit Rezé.

Construisons un monde désirable

« Simplement bien vivre, bien vivre simplement, voilà ce que nous avons individuellement à faire. » [François NICOLAS – Rezé(44)]

(Tribune publiée dans le Rezé mensuel de juin 2022)

Certaines ressources sont déjà épuisées, d’autres le seront bientôt. Si nous continuons à les exploiter, toutes les ressources non renouvelables finiront par disparaître. Nos émissions de gaz à effets de serre modifient le climat à une vitesse inédite. Notre destruction des milieux naturels et nos pollutions mettent en péril la survie de la majorité des espèces animales.

Ceci n’est pas une fatalité. Nous pouvons décider de bien vivre, d’être heureuses et heureux, de favoriser les activités compatibles avec l’avenir plutôt que celles qui détruisent la vie.

Ralentir, prendre le temps de vivre. Vivre simplement : observer un oiseau, se promener, dialoguer, débattre, aider un·e voisin·e, regarder les nuages, les étoiles, rire, chanter, danser… Nous pouvons favoriser les activités qui font la vie belle sans condamner nos avenirs.

Simplement bien vivre, bien vivre simplement, voilà ce que nous avons individuellement à faire.

Ça ne suffira pas mais c’est un début et c’est nécessaire pour construire un monde durable et désirable.

Parallèlement, exigeons de nos représentant·e·s politiques qu’iels facilitent et accompagnent ce changement heureux, majeur et nécessaire. Exigeons qu’iels cessent de favoriser la croissance des surconsommations, des inégalités, des dépenses énergétiques, des pollutions, des frontières, des compétions et des haines. Exigeons qu’enfin nos femmes et hommes politiques, au lieu de nous diviser, de nous opposer entre classes sociales, origines ou nationalités, nous rassemblent et augmentent notre cohésion sociale, nos envies de vivre toutes et tous ensemble.

Pour faciliter cette transition, assurons nous que chaque personne dispose de quoi vivre décemment. Exigeons la création d’un droit à un revenu de base inconditionnel : https://www.changerdemonde.org/

François NICOLAS

Merci à l'association "Résistance à l'Agression Publicitaire"

En tant que tête de liste de « Bien vivre à Rezé », c’est un plaisir que de m’engager à suivre l’ensemble des propositions formulées par l’association « Résistance à l’Agression Publicitaire »:

https://antipub.org/wp-content/uploads/2020/01/Municipales2020_Questionnaire_RAP.pdf

Pour en savoir plus sur l’association RAP, voici une vidéo qu’en tant que vidéaste militant j’avais captée et diffusée l’année dernière:

Francois NICOLAS, REZE(44)

Vidéo – Nous avons besoin de vous

Pour nous aider, inscrivez-vous à notre liste de soutien en envoyant le message « Je souhaite figurer sur la liste publique des soutiens à la liste autonome pour l’écologie à Rezé. [adresse électronique] [Prénom NOM (ville de résidence)] » à l’adresse bienvivreareze@orange.fr

Constitution d'une Liste Europe Écologie Les Verts à Rezé

Aujourd’hui, l’urgence écologique et l’augmentation des inégalités ne nous laissent plus le choix, nous devons nous mobiliser davantage et intensifier dès maintenant nos actions afin d’inscrire notre ville dans une véritable écologie pour un avenir soutenable pour la planète et pour ses habitants.

C’est pourquoi, en rupture avec la stratégie des élections précédentes, qui était de s’allier dès le premier tour afin d’obtenir quelques postes pour orienter les décisions du conseil, nous avons décidé de créer une liste EELV dans notre ville afin que chaque décision du conseil municipal prenne en compte l’écologie et le bien vivre de tous.

Convaincu que c’est tous ensemble que nous construirons un monde plus responsable et plus respectueux pour tous et pour les générations à venir, nous proposons à tout le monde de nous rejoindre.

Que ce soit pour échanger vos idées, participer à la réflexion lors de réunions thématiques, participer à la campagne des municipales, rejoindre la liste (en position éligible ou non) ou simplement nous soutenir, nous avons besoin de vous !

Vous pouvez nous contacter par mail à l’adresse : pdl-44-reze-contact@orange.fr ou simplement venir assister à nos réunions, nous nous ferons un plaisir de vous accueillir et vous intégrer à notre démarche.

Comment sommes-nous organisées?

Nous avons besoin de vous.

AFFICHER PUBLIQUEMENT VOTRE SOUTIEN

L’inscription sur la liste de soutien vous donne accès à un espace collaboratif où toutes les personnes le souhaitant peuvent débattre et décider des actions collectives.

Pour demander votre inscription sur cette liste merci d’envoyer le message ci-dessous à l’adresse : pdl-44-reze-contact@listes.eelv.fr 

Mentions obligatoires
Je souhaite figurer sur la liste publique des soutiens à la liste autonome pour l’écologie à Rezé.
(adresse électronique) (Prénom NOM) (ville de résidence)

Mentions facultatives
(adresse postale)
(téléphone)

PARTICIPER A NOS REUNIONS

Rendez-vous tous les jeudis de 20H30 à 22H30, salle Jean-Baptiste Vigier, 8 rue Jean-Baptiste Vigier, 44400 REZE
Sauf les 23 janvier, 6 février, 18 février et 3 mars, où nous nous réunirons : grande salle du Château de la Classerie, 116 rue de la Classerie, 44400 REZE.

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