La croissance, c’est la crise !

Quand les ressources ne sont pas inépuisables, chômage subit, inégalités, services publics privés de moyens, logements trop chers, égoïsmes, solitudes, violences sont des conséquences incontournables d’un système économique basé sur la croissance du PIB.


Nos dirigeant·e·s sont dévoué·e·s à la croissance et consacrent toutes nos ressources au fantasme d’une croissance infinie du produit intérieur brut, le P.I.B. La croissance du P.I.B. ne mesure pas les richesses produites mais le coût financier réel ou estimé de nos activités, quelles que soient nos activités. Produire toujours plus de choses, même inutiles ou néfastes, voilà à quoi se résume toute politique basée sur la croissance.


Chômage subit, inégalités, services publics privés de moyens, logements trop chers, égoïsmes, solitudes, violences… On nous dit que ce n’est qu’une crise, qu’il nous faut faire des efforts mais, il y a une autre explication.

Jeter et fabriquer augmente le P.I.B. alors, nous produisons des biens fragiles qu’on ne répare plus. Plus vite un bien est démodé, plus vite il faut en fabriquer un autre, plus vite le P.I.B. augmente alors, les publicités présentent les dernières nouveautés comme indispensables.

Moins il y a d’entraides entre les humains, plus un·e citoyen·e est dépendant·e du système, plus les consommations personnelles augmentent : égoïsmes et solitudes sont bons pour le PIB alors, structurellement, les liens entre les citoyen·ne·s diminuent.


Comme une société privée doit rémunérer ses actionnaires, quand on privatise un service public, le P.I.B. est augmenté des bénéfices que la société privée doit dégager, alors, toute politique de croissance doit réduire les services publics.

Dans une économie d’offre et de demande, ce qui est abondant est gratuit, donc mauvais pour la croissance du PIB : la volonté de croissance favorise la rareté, prive une part grandissante de la population de biens essentiels, tous les biens et services auparavant gratuits deviennent payants.


Bref, la croissance est cette crise qui nous détruit.

Construisons un monde désirable

« Simplement bien vivre, bien vivre simplement, voilà ce que nous avons individuellement à faire. » [François NICOLAS – Rezé(44)]

(Tribune publiée dans le Rezé mensuel de juin 2022)

Certaines ressources sont déjà épuisées, d’autres le seront bientôt. Si nous continuons à les exploiter, toutes les ressources non renouvelables finiront par disparaître. Nos émissions de gaz à effets de serre modifient le climat à une vitesse inédite. Notre destruction des milieux naturels et nos pollutions mettent en péril la survie de la majorité des espèces animales.

Ceci n’est pas une fatalité. Nous pouvons décider de bien vivre, d’être heureuses et heureux, de favoriser les activités compatibles avec l’avenir plutôt que celles qui détruisent la vie.

Ralentir, prendre le temps de vivre. Vivre simplement : observer un oiseau, se promener, dialoguer, débattre, aider un·e voisin·e, regarder les nuages, les étoiles, rire, chanter, danser… Nous pouvons favoriser les activités qui font la vie belle sans condamner nos avenirs.

Simplement bien vivre, bien vivre simplement, voilà ce que nous avons individuellement à faire.

Ça ne suffira pas mais c’est un début et c’est nécessaire pour construire un monde durable et désirable.

Parallèlement, exigeons de nos représentant·e·s politiques qu’iels facilitent et accompagnent ce changement heureux, majeur et nécessaire. Exigeons qu’iels cessent de favoriser la croissance des surconsommations, des inégalités, des dépenses énergétiques, des pollutions, des frontières, des compétions et des haines. Exigeons qu’enfin nos femmes et hommes politiques, au lieu de nous diviser, de nous opposer entre classes sociales, origines ou nationalités, nous rassemblent et augmentent notre cohésion sociale, nos envies de vivre toutes et tous ensemble.

Pour faciliter cette transition, assurons nous que chaque personne dispose de quoi vivre décemment. Exigeons la création d’un droit à un revenu de base inconditionnel : https://www.changerdemonde.org/

François NICOLAS

Bien vivre ensemble à Rezé!

Merci aux militantes et militants

Jamais dans l’histoire politique municipale Rezéenne (44), l’écologie politique n’a été aussi dynamique. Enthousiasmé·e·s par la possibilité de faire campagne avec une liste écologiste autonome et citoyenne « Bien vivre à Rezé », nous n’avons jamais été autant de militant·e·s actives, adhérent:e·s ou sympathisant·e·s, à Rezé.

La campagne du premier tour en autonomie a permis de rallier des sympathisant·e·s et de recréer autour de l’écologie politique une mobilisation militante locale inédite depuis les élections européennes de 2009. Nous espérons qu’au delà des échéances électorales, ceci facilitera un renouveau des actions militantes locales. Nous espérons que le collectif « Bien vivre à Rezé », constitué d’adhérent·e·s et sympathisant·e·s Europe Écologie – Les Verts, perdurera pour s’impliquer sur les enjeux locaux concrets et faciliter la mobilisation des rezéen·ne·s ayant des convictions écologistes.

Merci aux électeurs et électrices

Merci aux électeurs et électrices qui ont permis à l’écologie politique de dépasser les 10 % qui autorisent un éventuel maintien au second tour. Ceci nous a permis de rencontrer les autres listes avec des demandes programmatiques sans concession et le souhait négociable d’être représenté sur toute liste de fusion proportionnellement aux résultats du premier tour.

La conclusion des négociations

Contrairement à ce que nous imaginions sur la base de leur très efficace communication, notre équipe de négociation a unanimement conclu des rencontres avec Rezé citoyenne que notre pilier programmatique de partage du pouvoir, nos exigences de respect des minorités et de transparence, étaient incompatibles avec les pratiques et la vision hégémonique de « Rezé Citoyenne ».

En cohérence avec leurs demandes d’alliances dès le premier tour, la liste du maire sortant a accepté l’ensemble de nos priorités programmatiques et nous a proposé les moyens de peser sur toutes les décisions en acceptant un nombre de candidates et candidats écologistes proportionnels aux résultats du premier tour.

Avec « Bien vivre ensemble à Rezé » l’écologie sera au cœur des politiques de la ville

Le résultat de la fusion avec l’union de la gauche dépassent nos espérances programmatiques. Nous sommes réellement écoutés et moteurs au sein de « Bien vivre ensemble à Rezé ». La prise de conscience écologiste y est manifeste. A titre d’illustration, lors du premier débat télévisé entre les têtes de liste, c’est bien une de nos propositions structurantes autour du « Livre blanc pour le climat » qui a été évoquée comme prioritaire par Gérard Allard (à 25’50 » : https://www.facebook.com/Telenantes/videos/585361432116477 ).

La poursuite de notre campagne à vélo :

Le dernier « Live Facebook » de cette campagne :

Partager l'appel des écologistes

La réunion du jeudi 26 décembre a été consacrée à la validation d’un appel des écologistes rezéens. Merci de le diffuser auprès de vos amis, de vos voisins, de tous les rezéens, de toutes les rezéennes.

Version actualisée au 14 février 2020:

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