Un budget à la hauteur des bouleversements climatiques

La COP26 n’a pas abouti à un accord susceptible de lutter efficacement contre les bouleversements climatiques. C’est aujourd’hui comme hier aux villes d’agir. Ceci n’a rien d’étonnant, c’est au niveau des villes que les deux tiers des mesures nécessaires peuvent et doivent être prises si nous souhaitons éviter un climat incompatible avec la survie de l’humanité. C’est notre responsabilité d’élu·e·s que d’inciter l’équipe municipale à oser entreprendre des changements à la hauteur des enjeux climatiques. Malheureusement, il ne nous est pas proposé de voter des décisions modificatives du budget en rapport avec les mesures nécessaires pour amorcer une lutte efficace contre le plus grand péril jamais affronté par l’humanité. Chèr·e·s collègues, de la majorité comme de l’opposition, face au défi climatique, affirmons ensemble que les petits pas ou les déclarations d’intention ne suffisent pas, que la légitimité de l’équipe municipale ne pourra qu’être renforcée si elle initie enfin des politiques à la mesure des enjeux climatiques. Traditionnellement, par le vote du budget et des décisions modificatives de celui-ci, les élu·e·s expriment leurs accords ou leur désaccords avec les choix stratégiques de la mairie. Ainsi, les élu·e·s qui votent pour le budget sont considéré·e·s comme appartenant à la majorité tandis que les élu·e·s votant contre le budget sont considéré·e·s comme appartenant à l’opposition. Pour agir, sortons de ces jeux politiciens. Nous proposons à tous les élus et toutes les élues désireuses que Rezé engage des politiques à la mesure des enjeux climatiques de s’abstenir. Nous avons le devoir de rapidement mettre en œuvre ensemble, avec tous les rezéens et toutes les rezéennes, les actions concrètes nécessaires à la limitation des bouleversements climatiques. Merci

Défi énergie : n’hésitez plus, inscrivez-vous

Nous émettons chacun plus de 10 tonnes d’équivalent carbone par an. Pour éviter l’emballement des bouleversements climatiques, nous devons réduire nos émissions à 2 tonnes en une génération. Comment y parvenir ?

Les petits gestes ne suffisent pas. La mobilisation des acteurs économiques et politiques est absolument indispensable.

Carbone 4 estime que l’action citoyenne ne peut à elle seule permettre d’atteindre les 2 tonnes de carbone par an. L’organisme estime que les citoyen·ne·s engagé·e·s peuvent réduire leurs émissions de 10 % avec de petits efforts et jusqu’à 25 % avec des efforts conséquents.

Toutefois, chaque geste compte et a des conséquences réelles. Les scientifiques nous expliquent que chaque dixième, centième ou millième de degré de réchauffement peut avoir des conséquences catastrophiques. Ainsi, il reste indispensable de s’engager individuellement : c’est aussi à chacun·e de nous d’agir et c’est réellement utile.

Pour nous aider : le défi énergie.

Un défi énergie commence en ce moment dans l’agglomération. C’est une chance à saisir pour participer au plus grand défi de ce siècle. L’objectif des participant·e·s au défi énergie est de réduire leur consommation d’énergie de 8 %. En 2019 et 2020, les participant·e·s de l’agglomération nantaise ont réduit leur consommation de 8,1 %. L’équipe de Grégoire, le Rezéen qui nous a présenté ce défi , était composée de 5 foyers rezéens et vertaviens. Cette équipe a réussi à diminuer sa consommation d’énergie de 23,6 %. Pour atteindre ce résultat, les participant·e·s ont dépensé quelques dizaines d’euros puis en ont économisé quelques centaines.

Le principe est simple : s’inscrire sur https ://defi s-declics.org afin de se regrouper et de s’entraider en partageant des trucs et astuces accompagné par un animateur.

Féminisme, antiracisme et écologie

Quelques réflexions personnelles pour débattre, enrichir nos luttes contre les discriminations et pour l’égalité, pour imaginer un monde plus respectueux de l’avenir.

Instrumentalisations des corps, dévalorisations économiques, faibles reconnaissances politiques… Notre organisation sociale, économique et politique s’est construite sur l’exploitation des corps et des esprits des femmes. Ceci façonne les phénomènes de domination et de hiérarchisation qui gangrène nos sociétés.

Spoliation, privation de liberté, châtiments corporels, mutilations, viols, travaux forcés… En industrialisant l’exploitation des corps et des esprits des esclaves, en inscrivant dans nos lois la négation des droits de ces hommes et de ces femmes, nous avons massivement profité de forces de travail dont nous n’avons pas payé le prix. C’est ainsi que le commerce triangulaire a produit l’accumulation primaire du capital qui a permis l’essor de nos économies modernes. L’esclavage a été aboli mais le système économique qui en découle continue. Nous cherchons la croissance à tout prix. Les bénéfices financiers continuent de se nourrir de la destruction de nos fraternités et sororités, de notre avenir en commun, de se nourrir de nos divisions.

Basé sur la domination, la prédation et la division des peuples, notre système condamne le climat et la biodiversité, se nourrit des guerres, des famines et des pandémies.

Pour changer ce système, il faut apprendre à penser différemment, Il faut apprendre à en déconstruire les bases philosophiques sexistes et racistes.

Intensifions nos luttes féministes et cessons de confondre antiracisme et paternalisme ou victimisation. Sortons de l’antiracisme de compassion et renforçons l’antiracisme politique en débattant des conséquences économiques du racisme.

François Nicolas, élu minoritaire Europe Écologie – Les Verts

Climat, à nous d’agir

Rezé, conseil municipal du 30 septembre 2021, lors de la présentation des rapports d’activités 2020 de NANTES METROPOLE AMENAGEMENT et de la SAMOA, rappeler un autre rapport publié cet été : celui du GIEC.

Rezé doit agir face aux bouleversements climatiques

Les bouleversements climatiques ont des conséquences sur nos vies, comme le montre l’augmentation des incendies ou la puissance des inondations. Autant de phénomènes qui avaient été annoncés par les précédents rapports du GIEC. Chaque dixième de degré supplémentaire aura des effets sur les écosystèmes, la vie sur Terre.

Nous devons agir pour garder un climat et une nature compatible avec la prospérité de l’humanité, pour adapter nos modes de vie aux bouleversements à venir. Le travail à accomplir est immense et du coup, radicalement simple. Il n’est pas question d’économiser uniquement quelques kilowatts ou quelques litres de pétrole. Il faut redéployer nos vies vers des activités n’aggravant pas les bouleversements climatiques : donner à toutes et tous la liberté de se déplacer plus lentement, de prendre le temps de vivre, de dialoguer, de jouer, de chanter, de danser. Bref, il nous faut aider les Rezéennes et Rezéens à renouer avec la vie, réinventer des modes de vie désirables, moins artificiels, plus humains, plus naturels.

Pour respecter les limites des ressources planétaires, il faut, en France, diminuer au moins par cinq nos activités productivistes, maintenant et collectivement. C’est à nous, représentantes et représentants du peuple, de faire notre part. Agissons. La Ville doit, décision par décision, remettre en cause toutes les actions qui aggravent les crises à venir.

La Ville doit favoriser les décisions qui faciliteront l’adaptation de Rezé aux changements majeurs annoncés. Telles sont les mesures nécessaires d’après le dernier rapport du GIEC. C’est l’affaire de toutes les Rezéennes et de tous les Rezéens. Bien vivre à Rezé demande
à la Ville d’organiser un grand débat municipal pour décider collectivement des actions à entreprendre localement, au plus tôt.

Une zone humide au cœur de Rezé

Ballade commentée par Grégoire à l’occasion de la Fête des mares

Moneko ?

Dans bien des communes, une monnaie locale complémentaire et citoyenne vise à renforcer l’économie du lieu. Elle est destinée à soutenir les commerces et services de proximité. Nous, citoyen·ne·s, nous oublions le rôle de la monnaie qui est de mesurer les échanges afin de partager des biens et services, équitablement.

La monnaie, qu’elle soit européenne ou locale, scripturale ou papier, n’a que la valeur qu’on lui prête. Le comprenant, une poignée d’acteurs locaux, dont quelques membres de « Bien vivre à Rezé », ont lancé le Retz’l en 2013. C’était une idée écolo qui s’est développée sur Bouguenais, un échange exclusif en billets mais avec une gestion lourde pour quelques acteurs et bénévoles, peu entraînée par les collectivités territoriales. Le Retz’l rebondit en fusionnant avec la SoNantes pour devenir la monnaie locale Moneko, « ma monnaie écocitoyenne » départementale.

Finalement, c’est à nous d’en faire une monnaie écoresponsable qui garde les échanges au plus près de chacun·e. Elle aura alors capacité à protéger les emplois et localisera les échanges, renforcera nos liens avec les commerçants, les professionnels de santé ou certains services publics. En devenant Moneko la monnaie locale s’est aff ranchie des contraintes qui pesaient sur le Retz’l puisqu’elle devient un porte-monnaie électronique avec une application smartphone tout en conservant des coupons papier. C’est aujourd’hui ce que nous voulions partager. Moneko est une idée écologique et citoyenne qui permet de s’affirmer au local avant de compléter nos besoins dans le global avec l’euro. Pour organiser une réunion d’information à Rezé, n’hésitez pas à écrire à francois.nicolas@mairie-reze.fr.

Conseil municipal du 26 mai 2021

Ensemble, demandons que Nantes Métropole adopte un règlement bannissant toutes les propagandes commerciales non obligatoires ou protectrices de l’économie locale.

A-t-on besoin de propagande commerciale?

De quoi les rezéennes et rezéens ont-ils besoin ?

Comme l’a dit Hélène lors de la réunion de vendredi dernier, il est avant tout nécessaire de s’interroger sur les besoins des rezéennes et rezéens.

La mairie s’est depuis longtemps engagée pour apaiser et sécuriser la circulation. A-t-on besoin de distraire les automobilistes par des affichages commerciaux ?

Les affichages commerciaux nous informent par exemple de la direction à suivre pour rejoindre une grande surface. A-t-on besoin d’informer les rezéennes et rezéens sur la localisation des grandes surfaces ?

La propagande commerciale n’est pas gratuite et ce sont les entreprises les plus riches qui peuvent le plus en profiter. Ainsi, elles défavorisent les entreprises les plus modestes au profit des grands groupes. A-t-on besoin de renforcer les entreprises les plus importantes financièrement?

La propagande commerciale n’est pas gratuite et, au final, ce sont les consommateurs qui la payent. A-t-on besoin de payer pour être incité à consommer toujours plus ?

Nous savons que sans une diminution de nos consommations, l’humanité affrontera un mur climatique et environnemental. Nous avons radicalement besoin d’espaces publics apaisés où nous pourrions circuler sans être incité à aggraver les crises actuelles et à venir.

Ensemble, demandons que Nantes Métropole adopte un règlement bannissant toutes les propagandes commerciales non obligatoires ou protectrices de l’économie locale.

Zones humides, zones utiles pour la commune

Dès que les règles du premier confinement l’ont permis, nombre d’entre vous ont pu profiter du parc des bords de Sèvre pour faire un peu d’exercice, se vider la tête, se rafraîchir et prendre une bouffée d’air frais dans la nature à la musique des cris d’enfants, des chants d’oiseaux, du craquement des brindilles et des feuilles mortes sous la chaussure.

Vous ne l’avez peut-être pas perçu au printemps, mais si vous y êtes revenu lors du confinement hivernal, vous avez vu que c’était humide. Car ce sont des zones humides qui bordent les rives naturelles de la Sèvre. Oui, c’était boueux, certaines « pelouses » inondées étaient impraticables. Mais c’est pour cela que cet espace était frais lors des canicules, c’est pour gérer les prairies humides que les étonnants aurochs et highland cattle, capables de vivre dans cette boue, s’exposent à votre regard, c’est ce qui maintient la mare en eau pour accueillir les ébats, et les chants, amoureux des grenouilles que vous entendez au printemps.

Ces milieux sont bons pour le corps et pour la tête. De plus en plus d’études scientifiques montrent leurs bienfaits en matière de santé physique (par l’exercice, la fraîcheur) et psychologique (par la socialité, la réduction du stress, l’inspiration apportée). Mais ce n’est pas tout : en accueillant l’eau des crues, puis en favorisant l’absorption de celle-ci dans le sol, les zones humides dépolluent les eaux et réduisent le risque d’inondation dans les secteurs urbanisés.

Bref, les zones humides de Rezé, en bord de Sèvre ou ailleurs, sont un trésor ordinaire qui apporte beaucoup à la ville et à ses habitants. Protégeons-les, restaurons-les, venez les découvrir samedi 5 juin, 14 h, avec une balade commentée. RDV au parking de la Baronnerie.

Préserver les activités collectives et les espaces verts

Nous avons reçu ce courrier électronique le vendredi 16 avril:

De : maintien.pab@laposte.net
Envoyé : Friday, April 16, 2021 4:27:43 PM
À : francois.nicolas@mairie-reze.fr; Helene.BUGEAUGERGAUD@mairie-reze.fr
Objet : Maison du Port au Blé

‌Bonjour

En dépit de la mobilisation qui se construit pour sauvegarder la Maison du Port au blé, la mairie maintient son soutien au projet d’Atlantique-Habitation qui consiste à raser la maison, seul lieu de proximité pour les habitants du quartier, pour construire, à la place, deux immeubles dans un quartier déjà passablement densifié.

Outre la rupture du lien social et l’accentuation de la densification, ce projet porte atteinte à l’intégrité d’une zone verte essentielle, au pied des immeubles du Clos Magdeleneau.

Animé par le désir d’œuvrer à la création d’un rapport de force citoyen, sans exclusive, pour faire échec à ce projet, nous sollicitons votre appui.

Cordialement

Le collectif pour le maintien de la Maison du Port au Blé

Nous en avons discuté lors de notre réunion téléphonique du 19 avril.

Nous ne disposons pas d’assez d’informations pour savoir s’il y a une impérieuse nécessité de construire de nouveaux logements et de les construire à cet endroit là.

Mais, il est suicidaire de poursuivre l’artificialisation des sols. Il nous faut protéger les arbres et préserver des espaces de respiration des terres. Nous, humain·e·s, avons besoin de nature, avons besoin de ne pas être entouré·e·s uniquement de béton et de goudron.

Face aux crises sociales, climatiques, sanitaires et environnementales, nous avons besoin de tisser des liens entre voisin·e·s. Il ne faut pas éloigner des habitant·e·s les lieux de convivialité et d’activités partagés. Au contraire, il est impératif de les multiplier au plus près des lieux de vie, partout dans Rezé.

C’est pourquoi nous signons et appelons à signer cette pétition:

https://www.unepetition.fr/maintienpab

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