Laïcité et port du voile

Les écoféministes soutiennent les hommes et les femmes en lutte pour vivre librement en Iran. Notre combat contre les politiciens ou politiciennes qui imposent le port d’un voile est
aussi celui pour la liberté des femmes qui souhaitent en porter un. Ce combat s’oppose à l’instrumentalisation politique ou religieuse des corps des femmes. Ce combat est celui des libertés individuelles et collectives. Ce combat est celui de la laïcité.

Que ce soit du fait de l’instrumentalisation de la foi par certaines personnalités politiques ou de la soif de pouvoir de certains religieux, notre histoire illustre les dangers qui nous menacent quand religion et politique se confondent.

C’est pourquoi la laïcité établit une séparation stricte entre les religions et l’État. Le respect de la laïcité implique que les religions n’imposent à personne leurs dogmes et que l’État n’influence pas la définition de ces dogmes.

Ainsi, les personnes dépositaires de l’autorité publique obéissent aux lois de la République, pas aux dogmes religieux et elles ne sont pas autorisées à afficher leurs croyances religieuses.

Grace à cela, sans influence ni pression de l’État, chaque personne peut exercer sa liberté d’expression religieuse sur la voie publique, chaque personne est libre de croire à ce qu’elle souhaite, chaque personne peut accepter ou refuser les dogmes religieux de son choix.

La laïcité nous aide à vivre toutes et tous ensemble. Exprimons notre solidarité avec les peuples en lutte contre les dictatures théocratiques. Luttons pour que notre société continuent à garantir la libre organisation des religions respectueuses de la liberté de toutes les personnes, respectueuses des droits humains, respectueuses des valeurs fondamentales de la République française.

Femme Vie Liberté

Bien vivre à Rezé et la section du Parti socialiste de Rezé apportent leurs soutiens aux manifestantes iraniennes et iraniens.
Mahsa Amini, originaire du Kurdistan, s’était rendue à Téhéran pour rendre visite à sa famille. Mercredi 14 septembre, elle a été arrêtée de manière violente par la police des mœurs, pour un hidjab mal positionné. Le vendredi 16, elle est arrivée dans le coma à l’hôpital de Téhéran où elle est décédée. Elle avait 22 ans. Depuis quelques années, les femmes manifestent leur opposition en laissant dépasser une mèche de cheveux du voile obligatoire. Le peuple iranien n’en peut plus de la chape de plomb qui pèse sur le pays depuis 1979, confisquant l’avenir des femmes et de la jeunesse.
Le décès de Masha Amini est l’étincelle qui a allumé une vague de révoltes dans le pays, au Kurdistan, à Téhéran, dans de nombreuses villes et universités, pour la liberté et l’égalité de toutes et de tous.
Malgré la violence de la répression, des Iraniens et Iraniennes ont poursuivi leurs manifestations. Ces femmes et ces hommes qui ont eu le courage de descendre dans les rues sont la gloire de notre humanité. N’en doutons pas, leur combat est le nôtre. Leur combat est un combat contre la domination des unes par les autres. Ce combat est essentiel à notre avenir en commun. Il matérialise notre détermination à refuser la soumission des corps féminins aux volontés masculines de domination. Il est universel. C’est un combat pour le droit des personnes à disposer de leurs corps.
C’est un combat pour la liberté de pensée et de conscience, un combat pour l’égalité de toutes et de tous.

Imaginons une sobriété désirable

Multiplication des événements météorologiques majeurs, catastrophes, pollutions, disparition du vivant, explosion des injustices, repli identitaire, crise démocratique : il est évident que notre système économique est suicidaire. Face à ces crises, les partis néolibéraux, productivistes, porteurs de biais sexistes,
racistes ou xénophobes amplifient nos compétitions fratricides. Une autre voie est possible : la voie du respect des personnes, de la vie, de l’avenir. Nous devons oublier notre trajectoire pour toujours plus de dépenses, de consommation, de pollution. Au lieu de courir sans but, nous devons marcher vers un avenir commun désirable. Au lieu de rechercher l’augmentation de tout, sans discernement, sans choix, nous pouvons chercher à être heureux et heureuses, ensemble. Loin des dépenses inutiles imposées par les publicités et les frustrations de vies dénouées de sens, nous pouvons réinventer nos vies. C’est à nous, individuellement et collectivement, de clarifier et exprimer nos besoins réels, nos envies. Réapprenons à parler, échanger, aimer. Reprenons le contrôle de nos vies. Musiques, sports, expositions, jeux… ouvrons nos esprits, nos imaginations aux nombreuses initiatives culturelles locales. Groupements d’achats, monnaie locale, jardins collectifs, AMAP… agissons localement. Débats publics, consultations, sondages, élections… faisons entendre nos voix. Vélorutions, marches pour le climat, manifestations syndicales… participons aux nombreuses mobilisations pour la justice sociale et le climat. Il est temps de ne plus laisser faire, il est temps de faire entendre les voix de celles et de ceux qui veulent vivre, bien vivre à Rezé.

Venez échanger, débattre, agir avec nous. Nous sommes là pour vous servir, pour servir toutes les Rezéennes et tous les Rezéens.

Soutiens aux iraniennes

Bien vivre à Rezé et la section du Parti Socialiste de Rezé apportent leurs soutiens aux iraniennes qui manifestent courageusement en Iran, pour notre liberté et notre avenir.

Mahsa AMINI, originaire du Kurdistan, s’était rendue à Téhéran pour rendre visite à sa famille.

Mercredi 14 septembre, elle a été arrêtée de manière violente par la police des mœurs, pour un hijab mal positionné. Le vendredi 16, elle est arrivée dans le coma à l’hôpital de Téhéran où elle est décédée. Elle avait 22 ans.

Depuis quelques années, les femmes manifestent leur opposition en laissant dépasser une mèche de cheveux du voile obligatoire. Le peuple iranien n’en peut plus de la chape de plomb qui pèse sur le pays depuis 1979, confisquant l’avenir des femmes et de la jeunesse.

Le décès de Masha Amini est le décès de trop. Une vague de révolte se répand dans le pays, au Kurdistan, à Téhéran, dans plusieurs grandes villes et dans les universités, contre le port du voile. Des personnes sont tuées au cours des manifestations.

Malgré cela, les iraniens et iraniennes restent déterminées. Des foulards sont brûlés, des femmes se tondent les cheveux  en signe de protestation. Ces femmes et ces hommes qui ont le courage de descendre dans les rues sont la gloire de notre humanité.

Bien vivre à Rezé et la section du Parti Socialiste de Rezé apportent leurs soutiens aux iraniennes qui manifestent courageusement en Iran, pour notre liberté et notre avenir.

Leur combat est le nôtre.

Voulons-nous une police municipale?

Nous ne souhaitons pas que Rezé crée une police municipale de proximité. Nous voterons « NON ».

Il nous est dit qu’une police municipale est nécessaire car l’insécurité est devenue incontrôlable mais, alors que nous sommes plus de 40.0000 rezéennes et rezéens, 8 policiers municipaux suffiraient à rétablir l’ordre? Est-ce sérieux?

Si la police municipale était une solution, elle devrait être visible et présente partout pour rassurer tous le monde et dissuader les délinquant-e-s mais, ce n’est pas là ce qui nous est proposé. Il nous est proposé de recruter 8 agents de police municipaux.

Une solution à l’insécurité basée sur une police municipale nécessiterait que nous croisions ces gardiens de nos libertés partout, qu’ils soient en mesure de nous contrôler partout, tout le temps. Ce n’est pas là le modèle de société que nous portons.

Nous nous sommes présenté-e-s aux élections municipales avec un tout autre projet pour Rezé. Nous avons milité, nous militons et nous militerons pour une lutte radicale contre les précarités et les inégalités, pour que personne ne soit tenté de voler. Nous avons milité, nous militons et nous militerons pour augmenter les locaux partagés, les lieux de convivialité. Nous avions et nous avons pour projet d’augmenter la convivialité et la cohésion entre les rezéennes et rezéens.

Ainsi, en parfaite cohérence avec ce que nous avons défendu durant la campagne des municipales, nous refusons les escalades sécuritaires et nous voulons augmenter le nombre de médiateurs et d’agent de surveillance de la voie publique. Ceci ne sera possible que si une majorité de rezéens et rezéennes se mobilisent pour voter « NON » lors de la consultation de ce dimanche.

Nous ne souhaitons pas que Rezé crée une police municipale de proximité. Nous voterons « NON ».

François NICOLAS et Nadine BIHAN élues écologistes au conseil municipal de Rezé

Un peuple libre et heureux est un peuple qui prospère

Depuis les années 80 nous sommes devenus des consommateurs impulsifs et irresponsables. Les ravages climatiques sont là pour nous rappeler qu’il faut agir.

2008, la crise financière aurait dû agir en électrochoc en nous rappelant que les inégalités sont insupportables, qu’en guise de ruissèlement c’est une douche froide que nous recevons. Les primes proposées par le gouvernement de M. Macron, chez moi on appelle ça un confetti, pas de quoi faire la fête !

2014, la guerre en Ukraine aurait dû réveiller nos consciences. Mais les médias étaient ailleurs alors, quand M. Macron martèle le « on est en guerre » avons-nous pensé que c’était contre la « Covid » ? Certes, il y avait l’état d’urgence, le confinement et les masques papiers… Pendant ce temps-là les multinationales ont prospéré d’une manière indécente et ça continue…

Nous, écologistes, sommes là pour affirmer que rien de ceci n’est une fatalité. Imaginons. Imaginons qu’en 2017 les écologistes aient gagné les élections. Avec l’écologie au pouvoir, un revenu de base supérieur au seuil de pauvreté nous vaccinerait contre la misère, notre économie serait massivement relocalisée et radicalement plus indépendante des énergies fossiles.

2022, face à la nouvelle guerre, un gouvernement écologiste aurait pu réagir immédiatement et efficacement en arrêtant tous ces achats de pétrole et de gaz russe…

Ce qui n’a pas été possible au niveau national est toujours possible au niveau local. Ensemble, continuons à imaginer une ville plus écologiste. Une ville limitant radicalement sa dépendance aux énergies fossiles, une ville s’approvisionnant le plus localement possible, une ville solidaire ou toutes les personnes disposeraient de quoi vivre décemment.

Construisons un monde désirable

« Simplement bien vivre, bien vivre simplement, voilà ce que nous avons individuellement à faire. » [François NICOLAS – Rezé(44)]

(Tribune publiée dans le Rezé mensuel de juin 2022)

Certaines ressources sont déjà épuisées, d’autres le seront bientôt. Si nous continuons à les exploiter, toutes les ressources non renouvelables finiront par disparaître. Nos émissions de gaz à effets de serre modifient le climat à une vitesse inédite. Notre destruction des milieux naturels et nos pollutions mettent en péril la survie de la majorité des espèces animales.

Ceci n’est pas une fatalité. Nous pouvons décider de bien vivre, d’être heureuses et heureux, de favoriser les activités compatibles avec l’avenir plutôt que celles qui détruisent la vie.

Ralentir, prendre le temps de vivre. Vivre simplement : observer un oiseau, se promener, dialoguer, débattre, aider un·e voisin·e, regarder les nuages, les étoiles, rire, chanter, danser… Nous pouvons favoriser les activités qui font la vie belle sans condamner nos avenirs.

Simplement bien vivre, bien vivre simplement, voilà ce que nous avons individuellement à faire.

Ça ne suffira pas mais c’est un début et c’est nécessaire pour construire un monde durable et désirable.

Parallèlement, exigeons de nos représentant·e·s politiques qu’iels facilitent et accompagnent ce changement heureux, majeur et nécessaire. Exigeons qu’iels cessent de favoriser la croissance des surconsommations, des inégalités, des dépenses énergétiques, des pollutions, des frontières, des compétions et des haines. Exigeons qu’enfin nos femmes et hommes politiques, au lieu de nous diviser, de nous opposer entre classes sociales, origines ou nationalités, nous rassemblent et augmentent notre cohésion sociale, nos envies de vivre toutes et tous ensemble.

Pour faciliter cette transition, assurons nous que chaque personne dispose de quoi vivre décemment. Exigeons la création d’un droit à un revenu de base inconditionnel : https://www.changerdemonde.org/

François NICOLAS

Y aura-t-il des nageurs olympiques à Rezé ?

Jusqu’à présent, Rezé a pu compter sur l’ASBR Natation, ses 5 entraineurs et ses 300 adhérent·e·s pour porter au plus haut niveau les nageurs et nageuses rezéennes. Son président nous a informés d’une décision qui pourrait mettre en péril ce club. L’ASBR Natation compte 5 entraineurs formateurs dans son équipe salariée. C’est une chance car ces formatrices et formateurs sont peu nombreux sur le marché et recherchés. Mais, le gestionnaire de la piscine Victor-Jara propose que l’entraineur référent de l’ASBR Natation, qui fait 1h de trajet pour entrainer des sportifs pendant 2h30 le mardi, abandonne ces 2h30 ce jour-là pour laisser l’intégralité de la piscine ouverte au public, en échange d’un créneau le vendredi, qu’il ne peut exploiter, puisqu’il forme déjà des nageurs sur ce créneau ! Si ceci se concrétise, l’entraineur référent de l’ASBR Natation ira voir ailleurs, car il perdrait 25 % de son activité dans des conditions de travail acceptables pour lui.

Que deviendront les nageurs et nageuses, qui s’entrainent déjà les mardis et les vendredis ? Ils perdront des heures d’entrainement et un formateur difficilement remplaçable, ce qui diminuera leurs chances de devenir des champion·ne·s et, peut-être, de participer aux JO de 2024.

C’est pourquoi l’ASBR Natation a proposé à la municipalité de Rezé d’organiser sa « piscine nocturne » sur les créneaux de l’association du lundi.

Rezé était la ville la plus sportive des Pays de la Loire en 2015, le sera-t-elle encore pour les JO de 2024 ? Une simple question de créneau horaire pourrait faire dérailler ses chances au niveau de la natation. Oui à la pratique sportive de la natation à Rezé, oui à la piscine nocturne pour le grand public mais, ni au détriment de l’ASBR Natation, ni au prix de la pérennité de 5 emplois.

Prévoir et anticiper plutôt que subir

Avant la crise climatique, les dirigeants faisaient appel au passé pour prévoir l’avenir et s’y préparer : normes de sécurité, assurances, zonages… L’histoire d’un territoire permettait de savoir où étaient les zones à risque à Rezé (bord de Loire et Sèvre), la nature des catastrophes naturelles (inondation et coulée de boue), à quelle fréquence et avec quelle ampleur elles se produisaient. On parlait alors de crue décennale, de la sècheresse de 1976, des saints de glace… On construisait des barrages (Pont-Rousseau), définissait des zones inondables où ne pas construire (le long du boulevard du Général-de-Gaulle), des systèmes d’alerte (côte d’1,5 m à Vertou), etc.

Les vagues de chaleur demi-siècle se produisent désormais tous les cinq ans ! Le niveau de la mer pourrait s’élever de 6 mètres d’ici la fin du siècle alors que Rezé serait partiellement inondée dès 5 mètres. Les ouvrages importants construits aujourd’hui sur la commune pourraient être noyés sous les eaux. La météo de demain n’est plus la répétition de celle d’hier. Son intensité, sa fréquence, sa localisation ont changé, continuent de changer, deviennent de plus en plus imprévisibles.

Nous sommes entrés dans une ère d’incertitude climatique. Nous devons intégrer cette dimension. Les accidents de la route ou domestiques sont aussi des risques liés à l’incertitude, et l’on sait s’y préparer, notamment en prenant des marges de sécurité, en faisant de la prévention.

Par exemple, face aux sècheresses, nous planterons à Rezé une végétation naturellement résistante au manque d’eau, qui nous apportera en outre ombre et fraicheur. Imaginons les infrastructures qui seront les plus adaptées au Rezé de nos petits-enfants. Merci de ne pas hésiter à commenter l’article complet écrit par Grégoire sur notre blog.

Sincères condoléances

Nous tenons à saluer une dernière fois Monsieur Hervé Neau, maire de Rezé.

En public, il était parfois incisif, défendant avec détermination la majorité qu’il avait construite, pas à pas, depuis sa démission du conseil municipal.

En privé, il était plus conciliant, à l’écoute de nos divergences, ouvert au dialogue et toujours prêt à appuyer les propositions constructives.

Il restera pour toutes les Rezéennes et tous les Rezéens l’architecte d’un changement pour notre ville, un créateur de renouveau et d’espoirs. Nous prions sa famille d’accepter nos plus sincères condoléances.

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