De la lumière la nuit à Rezé, oui mais comment ?

La métropole de Nantes a engagé depuis plusieurs années des travaux sur l’éclairage public. 19 communes sur 24 réalisent des extinctions nocturnes.

Qu’en est il à Rezé ? Y a-t-il à minima des expérimentations ? Il semble que non : Rezé fait partie des 5 communes de la métropole à ne rien faire sur ce point. Pourtant au vu de ce qu’il se passe partout sur la métropole nantaise, ca parait rétrograde voir conservateur de ne pas à minima essayé.

L’idée n’est pas de faire nuit noire sur toute la ville toute la nuit bien sur. Quoique : 2 fois dans l’année, pour la nuit de la chauve souris et pour la nuit des étoiles filantes ou halloween au choix, Rezé pourrait mettre en place un dispositif d’animation pour redécouvrir ce qu’est la nuit noire : conte en bord de Sèvres, découverte des étoiles, ballade à la lanterne,….

Au-delà de ces actions ponctuelles qui permettrait de se réapproprier la nuit noire, Rezé pourrait pour commencer par :

  1. Faire une extinction ciblée dans certaines rues et organiser un retour d’expérience avec les habitants,
  2. Réduire la puissance lumineuse sur certains axes de manière progressive : -30% de  23h à 1h puis- 50% jusqu’à 5h par exemple,
  3. Installer des réfléchisseurs de lumière ou catodioptres sur les ronds points plutôt que les éclairer. Cela représente un triple  avantage : économie d’énergie, et d’argent et sans lumière, les voitures roulent moins vite (moins de bruit, moins de pollution et d’accident). On pourrait compléter ce dispositif par une détection de présence pour les piétons sur les sites les plus fréquentés : allumage uniquement quand un piéton se présente. Autre avantage : les vélos seraient mieux vu la nuit avec leur phare.
  4. Revoir l’éclairage de certains monuments : y a-t-il un intérêt à les éclairer toute la nuit ?
  5. Demander l’extinction de tous panneaux lumineux commerciaux ou l’éclairage des enseignes (supermarché, entreprises, pharmacie sauf celle de garde,…)
  6. … et il y a encore surement plein d’autres idées.

Il y a une vraie stratégie à développer pour que chaque habitant se réapproprie une nuit avec moins d’éclairage :

  1. Y aller progressivement : moins d’éclairage les jours de pleine lune au début, commencer par réduire progressivement : -10 puis -30%, puis éteindre de 1h à 5h puis élargir et s’adapter aux contraintes et besoins locaux, atteindre le passage du dernier tram/bus,…
  2. Donner du sens à cette action et du plaisir : animation, partage et retour d’expérience, pédagogie, recherche de rue volontaire,…

Réduire l’éclairage ne semble n’avoir que des avantages sauf qu’il renvoie à une émotion très forte : la peur. Peur de l’agression, du cambriolage, de tomber,… Si la diminution de l’éclairage ne semble pas avoir d’effet sur le sentiment d’insécurité, l’extinction, elle, c’est différent. Dans le noir, on se sent plus vulnérable. Sans la vue, nos autres sens sont en éveil et ils peuvent nous inquiéter car on les connait moins.

Sur cette « insécurité », certaines lectures indiquent qu’éteindre ne change rien, d’autres qu’il y une augmentation de la criminalité et d’autres une baisse… Chaque ville, quartier et même rue est différente. Il y a pas de règle prédéfinie. Il est nécessaire essayer et d’adapter l’extinction à chaque situation. En tout cas, la peur est une puissance force d’immobilisme. Elle peut tétaniser et empêcher d’avancer.

Alors que veut on pour Rezé la nuit ? Rester sans bouger ou expérimenter et avancer ?

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